mardi 27 mai 2014

Nous sommes tous des équilibristes !

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L'image du cycliste qui ne tombe pas tant qu'il roule l'illustre. Des siècles avant, des penseurs yogi l'ont su. Mais c'est au 20°siècle qu'une yogi enseignait : ''L'équilibre n'existe pas, nous sommes tous - et seulement - des équilibristes''. Pour signifier que tout est mouvement concret d'équilibriste. Que la mort elle-même n'est que rupture de mouvement d'un organisme transitoire. Et qu'elle contient d'autres futurs. Cela s'applique à tout. Un nuage, une montagne, la modeste bille Terre dans l'immensité galactique. Au moindre atome aussi... et à toi ou moi, bien entendu !
Descendu du haut de l'arbre - lui-même équilibriste - l'animal-devenu-homme est bien fragile bipède : la station debout immobile nous est impossible sans contractions musculaires, influx nerveux, circulation du sang, etc. A plus forte raison qu'un quadrupède ou qu'un mille-pattes ! Et le sommeil lui-même est impossible à toute créature vivante sans conditions favorables de confort : si le sol manifeste son mouvement imperceptible (tremblement...), le dormeur se réveille souvent... pouvant parfois sauver sa vie à temps. Jusqu'à demain l'épuisement de son mouvement vital... Non sommes moins doués que certains animaux (oiseaux migrateurs, poissons, etc.) qui continuent à se mouvoir en dormant. Comme font les somnambules. Mais aussi, dans des cas extrêmes (fuyards, navigateurs solitaires, etc.) de hardis équilibristes capables de micro-sommeils dans leurs efforts. Le cas aussi, mais cette fois c'est blâmable, de ceux qui ont négligé de se reposer alors qu'ils le pouvaient et qui, par exemple, s'endormant au volant entraînent d'autres victimes avec leur mort !

L'organisme ''société humaine'' est aussi animée de vie. D'autant plus fragile que, déjà complexe par nature, elle se complexifie souvent de façon artificielle. ''Usines à gaz'' législatives, administratives, etc., à tout échelon. Destinées en principe à assurer la paix sociale, à encadrer la très légale démocratie, blablas... Destinées de fait à faire diversions – chamaillez-vous pour réformer vos regroupements de communes, vos régions, par exemple –. Pour cacher l'essentiel : laissez-nous, à nous, LE pouvoir des banksters, nous engraisser via nos pantins gouvernementaux : On a droit de vous piller ''démocratiquement'' ! On en a les moyens : corruptions, magouilles, blanchiments mafieux, menaces, répressions... guerres où vous irez vous entre-tuer à notre profit capitalistique !
Sous couvert de la monstrueuse usine à gaz dite ''Organisation des Nations Unies'' si hypocrite, cela se passe à tout échelle, notamment d'États, d'Unions d'États de divers types, fédéraux (USA, Inde...), confédéraux (Suisse). Ou, pire, de labyrinthiques combinaisons (U.E.) ou Zones d'influence politique (Ligue Arabe, Union Africaine, etc.), commerciale et/ou militaire (Russie-Chine, Otan... demain TAFTA euro-américain, à l'image de son précédent USA-Canada-Mexique !).

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Retour à l'évidente sagesse de l'équilibriste que nous sommes chacun. A l'image du Yin-Yang, les principes noir-blanc en épousailles dans la roue du mouvement. Non pas en blocs antagonistes, style hier ''Est-Ouest'', chacun clamant être le bon, ''tout-blanc'' agressé par le méchant, ''tout-noir''. A grands renforts de propagandes et discrets accords de compromis. Oui, Yin-Yang en harmonie : chaque couleur à forme de têtard ayant un point de l'autre couleur, emplissant la roue-qui-roule... Cette féconde image symbolise aussi bien la froide lune et le chaud soleil qui se succèdent avec beauté, que la belle sexualité femelle et mâle qui nous fait équilibristes interpénétrés, etc.
Et c'est un retour à l'évidence : jamais et nulle part l'argent-roi ne peut régner, malgré sa prétention à devenir LE SEUL DIEU, avalant toute religion dogmatique (dont la quasi religion d'athéisme). Le fric a LE pouvoir, nous avons LA vie. La lutte de classes est là, en mouvement : dans nos crânes chacun, à comprendre que la vie est d'être et non d'avoir. Que nous sommes d'abord libre chacun d'être Yin-Yang à notre façon d'équilibristes, avant le droit de conquérir ensemble l'égalité d'avoir, en toute justice sociale. Tout l'échec du système dit communiste (relativement égalitaire), depuis la Révolution d'Octobre est là : le pain égalitaire (relatif) sans la liberté, c'est encore la dictature !... Et, comme le dit Orwell dans La ferme des animaux, ''nous sommes tous égaux, mais certains sont plus égaux que d'autres''... : l'inégalité est vite redevenue écrasante en URSS policière !: ''exit''!.

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''A chacun selon ses besoins, de chacun selon ses moyens'' demeure, s'il est bien compris, la base concrète de l'idéale société humaine à la fois libertaire et égalitaire. A l'opposé de la ''liberté'' du renard de piller le poulailler. Et même d'une pseudo ''liberté'' d'un génie auto-proclamé en prophète du bien commun, qu'il soit expert ès-sciences politiques ou autre : C'est aux autres, à nous tous, de reconnaître ou pas son talent créatif et donc social, même tardivement. C'est ainsi, par exemple, que des peintres, musiciens, poètes, penseurs, chercheurs, etc. peuvent féconder post-mortem notre société, après être demeurés méconnus, méprisés, parfois morts dans la misère. Et le pire est bien sûr dit dans la célèbre formule : ''Combien d'enfants-Mozart on assassine ?'' à propos de divers carnages dont la disette reste la pire... Tant que règne le Moloch aux pieds d'argile, destiné à ''exit''...
''Dans la séquence des ordres sociaux depuis le début du XXe siècle, nous distinguons : (1) la première hégémonie de la Finance, jusqu’à la crise de 1929 ; (2) le compromis ''social-démocrate'' de l’après-guerre jusqu’à la crise de la fin des années 1970 ; et (3) le néolibéralisme comme seconde hégémonie de la Finance'', écrivent Gérard Dumesnil et Dominique Lévy (''La grande bifurcation'', 2014, La Découverte). Ce constat est exact (et d'autres), même si je ne crois pas à la bifurcation qu'ils voient : une classe sociale intermédiaire, ''les cadres'', bifurquant de leur appui au patronat à leur alliance avec le prolétariat. Certes, il y a toujours eu des bourgeois (petits, moyens et même le grand capitaliste Engels) qui ont sincèrement rallié la cause révolutionnaire. Certes ce mouvement peut s’accélérer. Mais, pour l'essentiel, le prolétariat (ouvrier et paysan) est désormais le fait de zones (de l'ex-Tiers-Monde, des ''BRICS''...) du capitalisme financier mondial, Dieu-Fric, dont les armées de cadres sont rouages partout. Y compris dans les polices, armées, services secrets, etc. !
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Je crois plus vraisemblable que les luttes féroces internes au capitalisme actuel sont leur suicide. Dieu-Fric s'affole de se savoir condamné historiquement par 2 siècles de ''progrès productiviste'' aveugle. Épuisement des ressources, catastrophes climatiques, pollutions. Et démographie galopante en face... celle de nos jeunes sociétés, impossible à enrayer malgré tant de guerres et poisons : partie inégale entre ''être'' et ''avoir''. Et le pire étant qu'il ne s'agit même plus d'avoir du vrai-fric pour biens et service sociaux mais du fric virtuel, spéculatif : autant de ''bulles'' qui éclatent en ''crises''... qu'il nous faudrait payer (cf. Grèce, Chypre, etc...) !! Ce néo-esclavagisme est impossible, tout le monde le sait, ou l'apprend de plus en plus. Par toutes les ''révolutions tranquilles'' ou d'indignés, de citoyens, çà et là, partout, qui se répandent et se répondent. S'égarent parfois dans des nationalismes ou des djihads tragiques, certes. Parfois s'enlisent dans de vaniteuses résignations individuelles, pires que tragiques désespoirs...
Mais les voies du mouvement de l'équilibriste Yin-Yang surgissent diversement et s'élargissent…
Avec zigzags, comme le fait un cycliste, sans tomber, avant de foncer enfin vers l'avenir ouvert !


Sous l'casque d'Erby


15 commentaires:

  1. Un bizarre cauchemar où surgit le FN me réveille... et me voilà à découvrir la parution de mon texte !
    Merci, lediazec, d'avoir déniché la superbe illustration rigolote du Grand-Bi et tête d'article, ainsi que l'étrange Yin-Yang de la fin. Étrange ?: il ne me dérange pas que la partie claire soit un ciel bleu ciel avec nuages, mais, contrairement à la philosophie Yin-Yang, il n'y a pas de soleil-noir en contrepoint du point blanc, mais un soleil-étoile-blanche...passons!
    Je regrette par contre que mes mises en italiques ou en gras n'apparaissent pas... Si tu ne peux y remédier, tant pis...

    Hier, au bistrot. Tandis que je parcours le Ouest-Torchon (Ouest-France pour les non-initiés) à propos des 10% du FN (et non pas 25!!) un habitué en parle ainsi : "j'ai les boules!... si j'étais plus intelligent, je me lancerais à faire de la politique!...". J'engage la conversation, essaie de lui dire qu'il est aussi intelligent qu'un autre, etc. et que si j'avais son âge (la quarantaine)... etc. Et il a le dernier mot : Ben toi, t'es qu'un philosophe ! Plus tard, je relate cette anecdote à une amie de passage, qui confirme : ben oui t'es philosophe, mais pas genre péteux BHL - Ouf !!!
    Alors va pour le mot, si l'on veut : lediazec range mes propos ici dans le libellé "libres réflexions", ça c'est mieux, sans prétention !

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  2. Irf irf arf arf ourf ourf.... du yin-yang à Gaïa sans passer par la case Capital... le cheminement en zigzags va se poursuivre. Les GDCM (les minuscules grands de ce monde) n'empêcheront pas la marche du Temps, qui grâce à l'entropie les réduira un jour au néant. Alors, peut-être, les papillons reviendront, et les coquelicots. Peut-être alors restera-t-il des humains pour apprécier le Beau.

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  3. Hé bien voilà des réflexions de philosophe qui me parlent !

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  4. Bonjour les caillasseux. Temps fil au vent.
    "Libres réflexions". Et oui, Remi, cela m'a semble couler de source. Hormis sage et sagesse, je n'aime pas trop catégoriser les sujets ni les propos les enfouissant dans des tiroirs, ce qui in fine, ressemble à une cage... Pour le symbole yin et yang choisit en illustration, mon choix s'est porté sur l'image qui m'a semblé non pas la plus "authentique", mais la plus artistique, la plus agréable à la pupille, cela ne modifiant pas le contenu du papier.
    Moi qui ne suis pas philosophe et qui n'ai jamais, jamais de ma vie, cassé trois pattes à un canard, je vous l'dis : Allons en paix, en ce jour identique et pourtant si différent.

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  5. Merci Rém pour ce beau texte. Pour l'illustration, je suis un peu surpris : l'idée du mouvement, du passage de l'un dans l'autre, dans ce qu'il n'est pas, suppose que ce qu'il n'est pas est la graine qui émerge de ce qu'il est. D'où, si j'ai bien compris, la symbolique des points inverses, même si ce n'est là qu'une façon d'illustrer de manière fixe, ce qui, de fait ne peut l'être.
    À partir de ce point de vue du passage des contraires, Marx énonça que "le prolétariat est révolutionnaire ou n'est pas". Un point de vue qui renvoie à une erreur, pour ne pas dire une falsification, la prétention à le fixer dans une "catégorie socio-professionnelle" comme on dit aujourd'hui avé des trémolos dans le gosier. En tant que négatif de cette société, il est de fait, le seul à "avancer", à grandir, au point que la société s'effondre en ce trou noir, qui, lui-même, contient en son sein ce qui le nie, car le néant n'est pas rien.
    Sans doute la question de la misère matérielle est-elle le cœur de cet effondrement, comme ce qui appelle à nier ce monde qui donne si peu pour prendre tant, ce qui donna au tiers-mondisme pas mal de raisons de faire valoir que les pauvres entre les pauvres se situaient hors de la métroplole occidentale, sur ses marches, loins de ses centres financiers. Une conception qui omet cependant de se situer dans cette perspective selon laquelle le poisson pourrit toujours par la tête, le monde s'effondre en son cœur, comme les centrales, qui, paraît-il, en auraient un.

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  6. à pim - je ne suis pas sûr d'avoir compris les méandres de ta pensée dans ton commentaire... Avec mon petit bac -moins-un (officiel!), j'ai moins de culture livresque que de vécu prolétarien - en métropole occidentale plus n.séjours (ou chaleureux contacts) "sur ses marches" comme tu dis (Égypte, Algérie, Burkina, Palestine... mais aussi Haïti et même un Texan condamné à mort, innocent, David Hicks, finalement légalement assassiné, salaud de Bush... )
    Cette culture livresque, je l'enrichis depuis une demie-douzaine d'années seulement, en essayant de ne pas me perdre, poète-d'abord, dans les débats d'idées parfois absconses d'entre intellos... et parfois fécondes aussi. D'où sans doute mon goût de + en + prononcé pour la sagesse, disons en gros "asiatique", ces comportements "zen" si différents de nos cultures occidentales imprégnées de féroces religions monothéistes dogmatiques... donnant en contrepoint des dogmes "révolutionnaires" parfois aussi féroces, en pratique. J'abrège!

    Pour en revenir à cette théorie de "grande bifurcation des cadres" s'opposant bientôt à leur maître capitaliste, cela me semble une vue de l'esprit, à partir d'un fait, qui lui, est bien réel, sociologiquement : Le prolétariat, celui qu'analysaient Engels et Marx, est ICI en voie de disparition, remplacé par des armées de crève-la-fin des "périphéries" pillées. Par novlangue, le moindre prolétaire d'ici est aujourd'hui "technicien de surfaces", "agent de production" et plus souvent de "services" : les réalités de division du travail changent peu à peu ("délocalisations"...) et les mots changent plus vites (matraquage pub-télé à l'appui).
    Bref, peu à peu, je crois voir pointer un futur "œuvrier(e)" ,ex- ouvrier ou paysan, artisan ou artiste, etc. : ma vue de l'esprit "zen" ?

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  7. "Le prolétariat, celui qu'analysaient Engels et Marx, est ICI en voie de disparition".

    Je ne pense pas ainsi. Le prolétariat n'est pas un être figé, il est une dynamique, il est le négatif de cette société, il est ce qui doit devenir parce que ce qui est ne peut plus être. Il n'est pas remplacé. Ce qui est remplacé c'est la classe laborieuse. Du moins certains le prétendent, avec la progressive exportation du travail tel qu'il était conçu au temps glorieux des grèves ouvrières, il n'y a pas si longtemps.
    Cette conception me semble une vision "économiste" de l'Histoire, des luttes ce classes donc, comme si une classe était définie, d'un point de vue marxiste, par la solde que l'on touche en fin de mois ou le boulon que l'on visse selon telle cadence.
    Une telle conception oublie simplement l'Histoire, les évolutions du travail. Les ouvriers, ceux qui sont la production réelle, ne sont pas révolutionnaires parce qu'ils seraient malheureux, mais parce que la classe productrice est la force réelle de l'Histoire, et que cette force réelle est privée de tout moyen d'exister au profit des propriétaires de la production. C'est la force, la capacité de blocage, la vie même qui veut passer, et la misère, d'un point de vue de changement de paradigme, est moins celle de "crever la faim" que de n'avoir aucun contrôle sur son existence, ceci incluant souvent cela, mais pas seulement. Ce qui explique, en partie, qu'il puisse y avoir aussi d'autres catégories de gens que les seuls ouvriers à vouloir changer le monde et à en faire en sorte que ce changement advienne. Cela ne signifie pas que la classe ouvrière n'est plus révolutionnaire, mais surtout qu'elle n'est plus la seule, car cette perte de contrôle sur son existence tend à se génraliser, et il ne fait guère de doute que les techniciens de la machinerie informatique aujourd'hui ont bien des raisons de penser que ce qu'ils vivent n'est en rien satisfaisant. je ne parle pas ici des cadres, dont le situationniste Debord disait déjà qu'ils étaient la catégorie la plus portée à se faire des illusions sur leur situation. la classe moyenne, ou la "petite bourgeoisie",selon cette ancienne acception qui caractérisait cette catégorie de gens pensant qu'ils pouvaient être et vivre comme des bourgeois alors qu'ils en étaient réellement les laquais.

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  8. Pour ce qui est de la classe ouvrière, elle n'est pas non plus "révolutionnaire" en soi, mais elle est censée le devenir par son être historique. Encore lui faut-il prendre conscience non pas de son malheur de toucher peu de sous pour son labeur, mais de ce que le travail est un esclavage, un labeur dont le sens et le produit nous échappe.
    Par bien des points, et c'est évidemment ce qui est travaillé au corps par la propagande, l'ouvrier est bien plutôt "contre-révolutionnaire" en défendant son labeur, identifié à son existence. défendant le travail, qui lui permet de survivre, il bloque sur tout bouleversement de cette survie.

    Tout cela mérite davantage de discussions que ne le permet un échange sur un blog ...

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    1. D'accord avec beaucoup de choses que tu développes dans les 2 commentaires et notamment avec la dernière phrase... encore que "davantage de discussions" ne soit qu'une moitié de l'effort de changer le monde, l'autre étant le vécu concret, fondamental!

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    2. Ce qui aurait été sympathique aurait été de me dire le (peu ?...) de choses avec lesquelles tu n'étais pas d'accord dans ces deux commentaires !... Cela aurait permis de poursuivre la discussion, puisque, comme tout ce qui existe sur cette Terre, semble-t-il, rien n'avance que par son coté négatif, son manque de ce qu'il n'est pas, sa finitude, son INSUFFISANCE.

      Mais, pour le coup, je suis d'accord - partiellement ! ... - avec toi, le "vécu concret" reste la dimension fondamental.
      Pourquoi, d'ailleurs, éprouver le besoin de rajouter concret à vécu. Y aurait-il un vécu abstrait ? ... Hé Hé Hé ! Je me demande si ce n'est pas ce que que nous sommes aujourd'hui contraints de "vivre", TOUS, plus ou moins, que nous le voulions ... ou non.

      Là serait la frontière entre celui qui changerait le monde et celui qui le subirait. De quelle frontière pourrait-il s'agir ? et entre quels "pays" ?

      Même si j'ai tenté, au moins, de vivre selon une certaine conception de l'existence, je me garde de dénigrer l'existence d'autrui, car nul ne contrôle plus grand'chose de celle-ci, et parfois les circonstances que NOUS - je veux dire globalement - avons laissées venir et s'installer comme l'ordinaire nous font perdre jusqu'à la raison de leur existence ... et de la nôtre.
      Ne pas accepter, faire en sorte que l'ordinaire ne le soit plus, sous cette forme au moins, n'est guère à la portée d'un individu isolé. Et s'il y a sans doute une chose que chacun a à faire s'il veut vivre, c'est de se trouver des alliés. Cela passe par la discussion, à mon avis. Des points de vue, des regards sur le monde, sur la manière de, etc ... le passage, quoi.

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  9. Bonsoir les amis. Journée éreintante mais riche de ce que Pim et Rémi pensent de cette conception de l'existence que nous ne pouvons trouver que dans le prolongement de ce que l'autre (cet autre envers qui je me montre parfois sévère ou méfiant) a de riche et de noble à partager, comme un bon morceau de pain...
    Pour ce qui est de la "classe ouvrière révolutionnaire", je suis beaucoup plus sceptique. Vrai que dans un contexte particulier elle a montré force et inventivité, mais vrai aussi qu'aujourd'hui cette force si formidable qui a fait rêver tant de révolutionnaires est totalement réduite à l'état microscopique. Pour preuve, on ne parle plus d'elle que comme classe chômeuse ou armée de précaires à la recherche non pas d'un travail mais d'un job. Quant à la prise de conscience, vrai aussi que si elle existe, elle si minuscule et parcellaire que mon optimisme s'en trouve fortement entamé.
    Je retiens, parce qu'il me plaît, le terme de "passage" dans le dernier commentaire de Pim pour faire vivre l'espoir et la rencontre heureuse d'"alliés" qui ne désarment pas !
    Pardonnez si tout cela ne vous semble pas très clair, mais c'est ma façon rapide de vous dire combien j'ai apprécier tous les commentaires du jour. Grand merci pour ça.

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    1. A propos de "passage", très beau mot en effet : de 18 à 21h j'ai eu visite de passage, chez moi à l'improviste de 3 zonards-punks (dont une femme, la seule des 3 que je connaisse), plus un chien, et à propos d'un autre chien très malade, j'abrège... : n.pb et accord général : "Faut changer le monde, vive l'anarchie! A bas le Dieu-Fric! "..........

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    2. "La classe ouvrière" ... ils étaient des hommes, on a réussi à leur faire gober qu'ils étaient des travailleurs.

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    3. J'interromps l'audition de la vidéo de médiapart sur le nouveau livre (après "Congo, une histoire", magnifique!) de David Von Reybrouck : "CONTRE LES ÉLECTIONS", trouvé via Billets de tout le monde-Colibris (colonne de droite), lien direct :

      http://www.dailymotion.com/video/x1wotcz_david-van-reybrouck-contre-les-elections-pour-la-democratie_news

      Je crois bien que c'est TRES important...

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  10. Ho dire que j’ai loupé tout ça,... trop de boulot...Je suis bien d’accord avec toi Rémichhh, Le problème que je tourne dans ma tête en forme de yinking , c’est, que va t’on faire du problème de Fukushima pour inverser sa tendance ? Surtout qu’il n’y a pas que Fukushima....
    Alors je crois que tout ce que ce monde recouvre sont devenus esclaves , plantes, animaux et les Hommes.... Même les 80 élites pleines de fric sont esclaves de leurs bêtise.
    C’est un plaisir de vous lire messieurs! vraiment, j’en oublie Fukushima..;Je crois qu’in finish, c’est aussi ça la liberté , oublier

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