vendredi 11 août 2017

Qui n'a pas écrit son bouquin ?

Salut tous.

Ils ont insisté, insisté. Qui, "ils" ? Mes enfants. Ils m'ont dit : papa, nous avons besoin que tu nous rappelles tout ce qui s'est passé, tout ce que tu as connu, et pas nous. Je leur devais bien ça.

Et voilà, je m'y suis mis, et je pense avoir dit tout ce dont je me souvenais. Le premier tirage est arrivé. C'est vrai qu'en y repensant, chacun s'aperçoit qu'il a vécu beaucoup de choses : des joies, des peines. Des évènements partagés avec beaucoup d'autres, ou d'autres très particuliers, très personnels.

Non, cet ouvrage n'est pas très gros. Sans doute beaucoup de péripéties ont-elles été oubliées, ce qui est sans doute un bien, car chacun aurait l'esprit bien encombré de choses pas forcément utiles.

En revanche j'ai tenu à ajouter à la fin un lexique, pour témoigner de choses particulières, de quelques outils disparus.

Pour le moment en tout cas, cet ouvrage ne sera disponible que chez moi. Après, on verra. En voilà la partie illustrée de la jaquette, car j'en ai fait une.




 Bonne fin d'été !

bab

lundi 19 juin 2017

Marianne, j'ai fait un cauchemar merveilleux

ERBY
La colique électorale est finie avec la victoire du clan Macron. Quelle légitimité peut avoir une majorité élue avec près de 60% d’abstentions ?
Je ne dirai qu’une chose : quand on dégage une majorité avec moins de la moitié du corps électoral, peut-on évoquer un état de dictature ? A plus forte raison quand la « majorité » dégagée est pilotée par une finance mondialisée. Heureuse, la France échappe à l’extrémisme vociférant des trublions de l'échiquier politique, militant pour une Sixième République, voire même, plus à la marge, pour la « révolution ». De fait, Marianne échappe au pire et le soulagement n’a rien de comparable avec l’alerte caniculaire de ce mois de juin.
Surtout, n’ayez pas l’audace de glisser le mot « dictature » dans la conversation post-électorale à la terrasse du troquet. Ni d’aborder l’état de résistance suite à l'escroquerie dont nous sommes les victimes. Une meute de chiens assis sortirait les crocs pour vous empêcher de dire des âneries ! Rien que pour votre bien. L’image qu’ils ont de la dictature est autrement plus tribale que le raffinement onctueux de celle avec laquelle nous avons à composer désormais. Ils sont restés scotchés aux Pinochet, Amin Dada, Bokassa et autres Franco.
Ne reprochez pas à vos amis, des personnes aussi gentilles qu’avenantes, d’être allé voter Macron. Ils vous diront que c’est mieux que Le Pen ! Qu’à tout prendre, ils prennent ce que la télé leur dit, parce que à l’instar de Mamie-les-orties, c’est la vérité vraie !
Et n’ajoutez pas que la télé et l'empire médiatique c’est pourri, qu'ils appartiennent à la ploutocratie. Pensant que vous les prenez pour des nouilles, ils vous pourriraient la vie, vous bifferaient de leurs carnets d’adresse et vous jetteraient aux oubliettes ! Que feraient-ils sans elle à partir de 20 heures le soir ? Filer dans les bois fricoter avec le loup garou ?
Faut pas rêver non plus !


Sous l’Casque d’Erby


mercredi 14 juin 2017

Une vraie bonne panne

M Art' IN
Le Salut les amis.
Un petit moment que je garde le silence, ce qui peut être interprété de plusieurs façons.
« Qui ne dit mot consent », dit la maxime. En réalité, il faut apporter un correctif à cette sentence latine que nous devons à Boniface VIII et qui se traduit exactement comme suit : « qui se tait semble consentir ». Cela change un peu l’approche, il me semble. Mais comme tout va si vite en ce monde de fous, laissons le doute en suspens et la parole coloniser l’espace.
Oui, c’est vrai, mon ordi était en panne et cela a duré, duré. Une vraie bonne panne !... Un vrai beau et bon temps dont j’ai tiré grand profit.
Oui, c’est vrai, j’ai eu, aussi, mon coup de fatigue, même si, niveau santé, je me porte comme un charme. En réalité, je suis fatigué de la politique, de la corruption, des mensonges tous azimuts, de toutes ces choses graves qu’on banalise et qui donnent à cet ensemble baroque que nous avons devant les yeux un air de normalité affolant. Raison pour laquelle, je ne me suis pas déplacé pour aller voter lors du premier tour des législatives, tout comme je ne me déplacerai pas au second tour non plus. Nous avons tout dit, tout répété. Tout radoté !
Voilà pour les généralités.
Maintenant, le cas particulier. C’est perso et je n’aime pas trop en parler. Mais bon, ceci expliquant cela…
Ayant commis un polar, Il faisait encore nuit, dont l’accueil est plutôt favorable, malgré les coquilles que l’éditeur « alternatif » que j’avais choisi n’a pas pris soin de corriger totalement, les lecteurs qui l’ont aimé me réclament la suite. Suite sur laquelle je travaille depuis un petit mois et qui m’a permis de torcher une douzaine de chapitres afin de la lancer, ce qui n’est rien. Sachant que si le premier volet n’est pas trop nul, le deuxième (sur les trois prévus) demande confirmation. Sur ce point, je me fracasse la pastèque pour que cette suite soit la meilleure possible… Ce qui, ma foi, est très relatif.
Question importante : vais-je laisser tomber Cailloux dans l’Brouill’Art ? La réponse est non. Seulement voilà, mes interventions seront plus ou moins espacées, gardant un œil attentif, à ma façon, sur l’arnaque politique qui nous submerge et autres caprices poétiques. Cela durera le temps que ça durera.

Sous l'Casque d'Erby
         



mardi 23 mai 2017

Caracas et les douze fois douze têtes de la Haine

Je lisais l'article de Thierry Deronne sur le Grand Soir. Et j'ai pensé qu'on pouvait légitimement se poser des questions.

Pourquoi le gouvernement de Maduro, très largement soutenu par la population autre que celle des "quartiers aisés" de Caracas et de quelques autres villes, ne prend-il pas des mesures à la fois vitales et légitimes ?

Les médias appartenant aux grandes fortunes du pays font tout pour alimenter les désordres par des articles mensongers, des appels à la haine. Normalement, ces agissements tombent sous le coup de la loi, et leur droit à éructer ainsi des propos non seulement subversifs et dangereux, mais basés sur des faits complètement erronés, peut être réduit. Ce serait même très certainement facile à prouver. En vertu de tous ces faits, les journaux, chaînes de télévision et de radio incriminés pourraient au moins voir leur droit à émettre ou à imprimer suspendu en attente de vérifications plus approfondies sur leurs financements et leurs patrons réels.

En même temps, il est connu même en France (du moins sur les médias alternatifs, pas sur Le Monde ou l'Obs, faut pas rêver) que les pénuries qui peuvent exciter la colère sont organisées et financées par les industriels et les banquiers : pourquoi ceux-ci ne sont-ils pas inquiétés, voire évincés de leurs sièges, ce qui priverait la subversion d'une part notable de ses financements ?

Enfin, il faut se souvenir que toute cette orchestration part comme d'habitude dès qu'on parle de troubles sur TOUTE la planète, de bureaux washingtoniens aux fonds quasi illimités du moment qu'il s'agit de faire mal. Ces bureaux bénéficient d'une succursale de choix : l'Ambassade. Il est bien connu que au moins quatre-vingt-dix pour cent des diplomates officiels sont des agents subversifs. Afin de résorber le chancre purulent et terrible, renvoyer dans leurs foyers étatsuniens par le plus proche avion la moitié, voire bien plus, de ces personnages, devenus persona non grata, pourrait rendre la situation plus gérable. Car bien entendu, dans un pays charnière comme le Venezuela, le nombre d'agents de terrain non officiels ne doit pas être négligeable.


Orchestre Teresa Carreño, direction Gustavo Dudamel

Le Venezuela ! Un pays où il pourrait faire si bon vivre, s'il n'y avait derrière la pourriture des anglo-saxons ! Comme dans presque toute l'Amérique Latine, d'ailleurs.

bab

(incidemment, je me souviens avec bonheur d'un petit concert impromptu de cet orchestre. Cela se passait en plein air sur la Place Royale de Nantes, et ce jour-là j'ai pensé que c'était Madame Teresa Carreño elle-même qui le dirigeait. C'était bien une vieille dame, mais elle est décédée depuis longtemps. J'y étais en compagnie de deux amis, les deux seuls membres du Parti socialiste Bolivarien)
bab

jeudi 11 mai 2017

Joaquina Dorado Pita ou l’anarchisme à cœur ouvert

Les gens naissent avec une étoile. La mienne fut nomade et fière. L’article qui suit, publié dans Régénération, en hommage à une anarchiste espagnole, me concerne à plus d’un titre : c’est un morceau de ma vie qui revient.
Quand j’ai rencontré Joaquina, grâce à son compagnon de cœur et de lutte, Liberto Sarrau, j’avais dans les 18 ans et je ne savais ni lire ni écrire. Quant aux idées, elles bouillonnaient en moi comme un torrent impétueux et désordonné.
J’en ai croisé du monde chez Joaquina, avec qui j’ai partagé le quotidien pendant quelques années, rue de La Tour d’Auvergne, à Paris. Chez elle, entre deux chantiers, j’ai lu, dévoré, assimilé et digéré des livres et des idées... J’ai appris la verticalité, ce qui est une denrée rare. J’ai aussi appris à ne rien lâcher de ma dignité d’homme dans un monde prosterné. J’ai découvert ce que le cœur a de grand et de sublime, moi, bout de bois mal taillé, flottant au hasard dans un milieu hostile, cherchant dans la rumeur de mon ignorance la lumière de la connaissance et de la fraternité. A leur contact, j’ai appris la liberté et le prix à payer pour l’obtenir dignement.
J’en ai publié des pages dans Cailloux, mais celle-ci est celle dont je suis le plus fier. La bonne lecture en découvrant un destin hors du commun, avec l'article remarquable que lui est consacré :

Salud Compañera !

Survenue le 14 mars dernier à Barcelona, la mort de Joaquina Dorado Pita, clôt une lumineuse séquence de l'histoire populaire. À presque cent ans, les sentiments de révolte de sa petite enfance contre l'injustice l'habitaient toujours intensément. Née le 25 juin 1917 dans un quartier de pêcheurs de la Coruña, en Galice, elle eut très tôt conscience du malheur réservé aux classes laborieuses. En voyant aller pieds nus la plupart des enfants du quartier, puis en assistant un jour du haut de son balcon à la féroce répression qui s'abattait sur des travailleurs en grève.
Émigrée à Barcelona en 1934 avec ses parents, elle a tout juste 17 ans quand immédiatement après son embauche comme tapissière, elle est la première dans l'entreprise à adhérer au syndicat CNT du Bois et de la Décoration. À partir du Coup d'État militaro-fasciste de juillet 1936 elle passe à l'action révolutionnaire. Quelques semaines avant de s'éteindre, son regard flambait encore quand elle évoquait les jours qui suivirent la victoire du peuple des barricades, dont elle fut. Elle fit alors partie d'une délégation du syndicat qui faisait le tour des usines et ateliers. Elle adorait raconter... «Qui est le patron?» «Moi!» s'écriait quelque vanité. «Eh bien, hors d'ici!» s'entendait-elle répondre, «Le temps des maîtres est révolu!». La toute jeune Joaquina n'allait pas tarder à se voir confier les fonctions du Secrétariat de l'Industrie du Bois Socialisée. Courroux et regrets marquaient son visage à l'évocation des événements de mai 1937 au cours desquels «Sans l'appel au Cessez-le-feu des “Camarades Ministres” nous aurions écrasé les mal nommés communistes. Ça aurait changé pas mal de choses...». Quand il fut question de former des pilotes de chasse Joaquina se porta candidate. Mais Moscou veillait, les avions jamais n’arrivèrent.
En février 1939 elle traverse les Pyrénées parmi les centaines de milliers de gens qui fuient la barbarie, bombardées et mitraillées au long des routes par l'aviation franquiste. Internée dans un camp de concentration du côté de Briançon, elle réussit à s'en évader. Elle demeure alors quelque temps à Montpellier dans le château où le botaniste Paul Reclus, neveu d'Élisée, offre refuge à bon nombre d'anarchistes arrivés d'Espagne. Elle fait là la connaissance de Simon Radowitzky, avec qui elle établit rapidement des liens d’amitié. Ensuite c'est Toulouse puis à nouveau l’internement ; dans deux camps dont celui du Récébédou (Portet-sur-Garonne) d'où encore elle s'évadera. À la Libération elle prend une part très active dans la réorganisation de la CNT et de la FIJL (Fédération ibérique des jeunesses libertaires) avant de retraverser clandestinement les Pyrénées avec Liberto Sarrau Royes, depuis quelques mois son compagnon, pour continuer à combattre la dictature. C'est à cette époque qu'elle, Liberto, Raul Carballeira Lacunza, trois autres compagnons et une camarade forment le groupe d'action Tres de mayo. Le 24 février 1948 Joaquina et Liberto sont arrêtés puis torturés au cours des 18 jours pendant lesquels ils restent aux mains de la police. Condamnés, puis relâchés en liberté conditionnelle suite à l'invalidation du Conseil de guerre, ils sont repris le 11 mai 1949 alors qu'ils s'apprêtent à repasser en France.
Condamnée à 12 ans de prison, Joaquina est transférée à l'hôpital fin 1950 et doit subir l'ablation d'un rein gravement détérioré par les tortures auxquelles elle fut soumise dans les locaux de la police. Devant un diagnostic de mort imminente, l'administration pénitentiaire s'empresse de l'envoyer décéder chez elle, afin de s'éviter d'éventuelles tracasseries. Un médecin naturiste lui sauve la vie grâce à de très onéreux achats de pénicilline financés par les compagnons du syndicat clandestin du Textile. Une fois sa santé récupérée Joaquina réintègre la prison pour en finir avec sa peine dont, à la suite d'amnisties générales, il ne lui reste plus que trois mois à accomplir. Le 13 février elle sort en liberté conditionnelle, pour aussitôt rejoindre la clandestinité, aux côtés de Francisco Sabaté Llopart, qu'elle secondera dans ses activités de propagande et pour qui elle se chargera de trouver des planques. C'est avec lui qu'elle rejoint la France, à pied une fois de plus en 1956. Après avoir combattu la dictature elle devra encore se frotter aux penchants légalistes des bureaucratiques continuateurs de “l'anarchisme” de gouvernement. Elle et quelques autres irréductibles devront en effet faire montre d'une ferme résolution à l'encontre des autorités cénétistes de Toulouse pour que Francisco Sabaté obtienne un aval de la Confédération destiné à lui éviter d'être extradé en Espagne. Elle militait au sein de la deuxième Union régionale de la CNT de France quand en 1977 un Secrétaire général s'arrogea la luxueuse prérogative d'exclure de son propre chef cette Union, alors la plus nombreuse. Union dont le congrès qui suivi refusa d'entendre une délégation. A-t-on jamais rien vu d'aussi furieusement décadent en terrain antiautoritaire ? Les luttes intestines qui déchiraient la CNT d'Espagne en exil n'y étaient sans doute pas étrangères.
Son insuffisance rénale devant être palliée par dialyse, Joaquina se fixa définitivement à Barcelona où elle pouvait profiter de meilleures conditions d'habitat qu'à Paris. C'est avec grand courage, le même que face à la dictature et à toutes les adversités, qu'elle affronta sa maladie. «Avec du courage les choses finissent par s’arranger !» se plaisait-elle à rappeler.
S-S.C.

Sous l’Casque d’’Erby





dimanche 7 mai 2017

La France n'a plus de président


Depuis dix ans, c'était déjà l'Ordre Mondial qui dictait les agissements de nos politiciens, soit via son antenne de Bruxelles, soit grâce aux Young Leaders, soigneusement chapitrés qui parsèment ministères et institutions, soit par le truchement d'organisations para-politiques protégées et très agissantes.
Désormais c'est directement la banque Rothschild qui prend en main l'Élysée. Sans doute y sera-t-il installé une agence directement, avec distributeur automatique de biftons à la valeur précaire, et obséquieux conseillers pour les pauvres riverains.
C'est au point que l'ambassade sise tout près de cette succursale de la City ne devrait plus avoir à servir, puisque ce sera l'annexion pure et simple. Les Français devenus l'équivalent des Portoricains, voilà une perspective intéressante. Ce sera sans doute le cinquante-sixième-bis parmi les pseudo « États de l'union », le Dominion normand, un sous-Jersey en somme.
La City, devrais-je dire la Couronne ? aura donc un sujet de plus à part entière, comme elle avait continué à posséder les territoires situés entre les Grands Lacs et le Rio Grande malgré une pseudo-indépendance. Le Lion ne lâche pas ses proies.
Ne nous inquiétons pas pour les politiciens de tous bords autoproclamés : ils auront bien mérité une prébende tranquille pour avoir œuvré à cette grande réussite. Les plus jeunes serviront encore, afin de parachever l'adhésion des indécis : quant aux réticents, aux hostiles et aux résistants, ce sera autre chose !
La Résistance doit se lever dès maintenant, tout de suite, sans attendre, parce que LA PATRIE EST EN DANGER, et même plus que cela. La guerre est déclarée par l'Establishment. Nos seuls alliés seront à l'Est, au-delà d'États renégats comme la Roumanie. Vladimir Vladimirovitch Poutine, avec nous ! Oui, nous pouvons faire l'Europe, celle qui va de Sverdlovsk et Tchéliabinsk à Brest et CALAIS. Pas au-delà.
Au nom de Jallet, de Robespierre, de Baudin, de la Commune tout entière, en avant ! De ce monde en pourriture, faisons jaillir un nouvel arbre de l'égalité, de la fraternité, de la liberté.

Sous l’Casque d’Erby



samedi 6 mai 2017

Identifiant

Peau de chagrin - M Art' IN


Comme bêtes apeurées dans le noir
Par les broyeuses à fliquer
Poing levé
La lumière brille encore sur les pupilles blessées
Elle brillera toujours aux yeux des bannis
Fulgurant d’une étincelle nouvelle
Chaque fois que le rêve fait une trouée dans le ciel plombé
Cherchant à franchir le coron des cases à cocher
La loi reprend les dés, les agite
Les jette !
Bingo !
Le goulot dans la gargoulette
Le tafia descendant à pleins courants
Coup d’amok dans les tuyaux
La vie pour oublier
Ou pour ne plus se souvenir
Tu ne sais plus
Ton nom
Ton adresse
Ni même ton prénom
Tu n’es qu’un chiffre
Un bulletin dans le cercueil
Un clou dans le sapin
Un matricule
Parmi d’autres matricules
Ta sueur
Ta misère
Ton sang
Tes racines
Ne sont que des algorithmes séquestrés
Encagés dans le placard des infamies

Sous l'Casque d'Erby



mercredi 3 mai 2017

La peste, c'est quoi ?

ERBY
« La vie est un brouillon qu’on ne mettra jamais au propre »

La Bobosphère est en feu. Les chaudières tournent à plein régime dans les lofts, aussi bien que dans les taupinières. L’Amazonie est en panne de forêts pour alimenter les foyers.
Au printemps c’est l’’hiver et ce n’est pas beau à voir au pays des Kons-k’on-gère. Ne mettez pas le nez à la fenêtre, vous y attraperiez la mort en respirant la bouffée fétide portée par le vent mauvais des petits arrangements entre amis.
Dimanche prochain, un froid polaire risque de prendre à revers l’Hexagonie, le pays des Lumières, soudain plongé dans les ténèbres. Impensable ! Nous avons eu Vichy 1, pas question de se prendre de plein fouet Vichy 2 ! En avons-nous, mâles et femelles hexagonaux, ce qu’il faut, là où il le faut, pour parer l’urgence ? La Haute l’a bien compris, la Basse s’y plie, à grands coups de chtouille et de peste brune !
NO PASARAN !
Le pays des bobos fait et fera tout pour empêcher le « pire », même si celui-ci exsude déjà dans nos paddocks ! Aurions-nous affaire à un viol collectif par consentement mutuel ?... Ne nous hasardons pas à l’exprimer trop fortement, car nous risquons la déchéance citoyenne, et, pourquoi pas aussi, pendant qu’on y est, le droit à la tonte, comme cela s'est pratiqué à la Libération, 
Pas plus tard que tout à l’heure, la petite bande de salopards du milieu pipole et d’ailleurs, salonnards sans foi ni loi, forts en buzz, ayant des petits intérêts à défendre, dénonçait avec une vigueur zapatiste la mascarade électorale que voici, lui trouvant désormais des charmes indiscutables ! Munissons-nous de pochons anti-vomis ! Ce beau monde a soudain trouvé le bon tempo pour, de concert, nous chanter « Le changement c’est dans longtemps. On s’habitue, c’est tout ! ».
Cela m’étrangle et m’émerveille. Je ne sais si je dois rire ou pleurer. Je pense au gars qui, dans « Les grands chemins » de Giono, « tripote son paquet de cartes comme s’il tirait sur un accordéon... le frappe, le pince, le soufflette, le caresse, l’étire et le referme, tirant chaque fois… la carte annoncée ». Magique ! Cela date de loin, mais c’est comme si c’était déjà demain.
Les salauds ont des masques, mais toujours le même visage.
Non, je ne voterai pas ! Et non, je ne suis pas facho !

Sous l’Casque d’Erby



dimanche 30 avril 2017

Mais, c'est quoi ce Mai ?

Source
Chasse, pêche, nature et traditions. Je vous rassure, je ne jacte pas de ce parti microbien qui se bat pour l’inaltérable à coups de cannes à pêche et de chevrotines. Je pense à ce qui va arriver en Hexagonie dimanche prochain, au second tour de scrutin présidentiel, avec l’abstentionnisme. L’urne va se sentir si abandonnée, qu’on risque de supprimer l’isoloir, tant l’air de parenté entre les partisans des deux finalistes va ressembler à une réunion de famille.
Ah, les Grandes Familles !
Pour l’heure, nous sommes au 1er mai et on fête le travail, ce qui signifie la fête des esclaves, selon l’évangile de la Sainte Oligarchie, avec muguets, risettes à la con et les discours lénifiants pour un entubage collectif grandeur nature.
Le 1er mai est avant tout le triomphe sanglant du capitalisme sur le peuple. De sa barbarie, de son emprise sur la « masse » asservie. Le premier qui lève un doigt pour revendiquer la moindre poussière de « bonheur » aura la tête tranchée et se retrouvera de fait dans le charnier dans lequel on entasse le surplus, quand la pioche ne suffit plus pour creuser des tombes individuelles !
C’est la kermesse des charognards. Pendant que le peuple défile sous les balcons des grandes villes, pour revendiquer de la justice et rappeler quelques points d’histoire sur l’iniquité de la haute, la haute se tient tout au sommet, se tenant les côtes, applaudissant à tout rompre au passage des banderoles, portable en main pour rassurer les complices à travers le monde : « tout ceci n’est que feu de paille, mon cher ! »...
Qui connaît la vraie signification du 1er mai ? Combien savent qu’ils commémorent la grève sanglante du 3 mai 1886 aux usines McCormick de Chicago (USA), pour l’instauration de la journée de huit heures ? Que lors du meeting de protestation qui s’ensuivit le lendemain à Haymarket, au cours duquel une bombe tua huit policiers, huit anarchistes furent arrêtés dont quatre furent pendus, avant d’être innocentés puis réhabilités publiquement en 1893 ?...
Pour plus de détails, piqûre de rappel chez les Cénobites.

Sous l’Casque d’Erby




jeudi 27 avril 2017

Dérive

Vous le comprenez, ou pas, je fais une pause entre deux vomis électoraux. Je sais que si la poésie est un refuge, autant qu’un luxe, elle n’est pas obligatoirement une nécessité lorsque l’on fait dans le politique, la tête au taquet, le corps au diapason et le reste à l’avenant. Je m’en fous de l’audience, du package, du parcage, ou du désamour qu’elle peut inspirer aux esprits « habités » par les pieds et le métrique. Elle est ma respiration et je me fais plaisir en ces temps néfastes, laissant le « bon » et le « mauvais » à l’appréciation de qui veut.

Dérive - M Art IN



Ville

La ville riboule des yeux
Ivresse du soir
Etincelle du matin
A l'endroit à l'envers
Elle luit comme la braise
Sous le velours des regards
Courant d’air,
Vite, vite, on s’abrite
On se désabrite
Bastilles conquises aux défaites amères
Ne rit ni ne pleure
Ni sur elle ni sur personne
Elle est 
Et cela lui suffit !
Anonyme et mégalo devant la multitude
Elle digère son bénédicité d'esquintés
De sauve qui peut la chance
Jouant du rasoir dans les ruelles
Du crachat dans les bordels
Le cœur traversé par la dague des excès
Bout de nuit au bout des doigts
Coup de haine
Coup d’amour
Coup de lumière
Riant, chantant,
Heureuse, satisfaite,
Forte de sa puissance
Elle rêve le rêve
Que d’autres trainent
N’a que faire de la misère
Fait vroum avec l’une
Tandis que l’autre file la scoumoune
Prend et rend
Ce qu’elle veut quand elle le veut
Ivre d’insolence
Pleine d’aise
Belle, attirante
Lumineuse,
Egoïste jusqu’au dégoût
Elle en serait repoussante
Si la rue ne lui chantait
Des mélopées entêtantes

Sous l’Casque d’Erby


mardi 25 avril 2017

J’ai lu et j’ai aimé

La devise de riches
La devise des riches : « Je ne crains pas le ‘suffrage universel’ : les gens voteront comme on leur dira. »
On y a encore cru. Ça marche à tous les coups.
Et on a encore perdu. Ça marche à tous les coups.
Le faux « suffrage universel » (l’élection-de-maîtres-parmi-des-candidats-qu’on-peut-aider) donne — et donnera toujours — le pouvoir à ceux qui ont le plus de moyens d’aider. C’est logique et imparable.
Si la plèbe veut participer aux décisions politiques, et se défendre ainsi elle-même contre les intrigues des puissants du moment, il lui faut une constitution digne de ce nom, qui institue un suffrage universel et des responsables politiques dignes de ce nom.
Or, seuls les simples citoyens sont capables de rédiger — puis de protéger — une vraie constitution.
Ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir.
Pas de démocratie sans citoyens constituants.
Il faut commencer par le commencement.
Rien de bon ne viendra de l’élection.
Organisez vous-mêmes vos ateliers constituants.
Lisez « L’expérience Plébéienne. Une histoire discontinue de la liberté politique », de Martin Breaugh, c’est passionnant.
Bon courage à tous.

Premier tour… d’horizon.
Faisons un retour en arrière et reportons-nous aux propos de Yanis Varoufakis tenus en août… 2015. A cette époque, bien peu ont compris ce que cela voulait dire et beaucoup ont considéré ces paroles comme insignifiantes et anodines. Pourtant ces propos rapportaient la prise de position de Wolfgang Schäuble, le ministre des finances allemand, un des Maîtres de l’Europe libérale. Ce dernier désignait alors les perspectives de travail de l’Europe libérale : «L’Etat-providence français, son droit du travail, ses entreprises nationales sont la véritable cible du ministre des finances allemand. Il considère la Grèce comme un laboratoire de l’austérité…».
L’expérience d’austérité va se poursuivre. Et en… France ce sera avec le poulain qu’ils ont choisi. Donc, avec Macron candidat, avec Macron à 24,1%, avec Macron Président.

Maintenant et pour toujours
Le peuple a parlé. Il a dit plus ou moins n’importe quoi comme d’hab, mais il l’a dit.
Dont acte !

10 réflexions découlant de ce 23 Avril

1) - Ainsi donc, peut-on encore faire d’un produit lisse et insipide, un président de la république à coups de milliards, de marketing, et de propagande médiatique. Ainsi donc quelques oligarques et leur valets de pisse (copie) peuvent ils s’offrir un ectoplasme stagiaire et le propulser à la tête de l’état. Ainsi oui, malgré quelques déconvenues récentes, la fabrication du consentement subsiste et l’on peut refourguer du vide à un peuple clientèlisé qui renonce à sa citoyenneté pour devenir consommateur. Ainsi oui, est-ce la victoire (provisoire) du logarithme et du roman photo à deux balles.

Ni Le Pen ni Macron : abstention
La candidate du Front national se retrouve une nouvelle fois au second tour. Par rapport au 21 avril 2002, elle double le score de son père en termes de voix.
Sur la base de ce constat, j'en déduis que depuis 2002 la politique néolibérale conduite alternativement par la droite classique et le parti socialiste a contribué à l'essor de l'extrême droite.
Depuis 15 ans, à chaque élection, droite et gauche classiques incitent les citoyen-ne-s à voter pour le représentant politique le moins pire pour éviter le FN, le fameux vote républicain.
Mais, le représentant le moins pire n'a jamais contribué à faire baisser et disparaitre le FN. Il a même permis au parti historiquement fasciste d'être aujourd'hui aux portes du pouvoir.
De surcroît, le candidat et l'élu le moins pire, de Chirac à Macron en passant par Sarkozy et Hollande, porte en lui une sorte de fascisme apparemment mou qui depuis deux décennies, de réformes en réformes de régression sociale, nous vole nos droits, nous spolie pour gaver la caste oligarchique.
L’ensemble est au guichet DPP.

Sous l’Casque d’Erby

lundi 24 avril 2017

De 1917 à 2017 ? Le Peuple atteint le fond du trou

Par Babel
Voilà. Pour cinq ans une vox populi trompée, manipulée, hypnotisée a choisi le PIRE.
Le pire. Celui qui a déjà grâce à ses autobus aux prix cassés fait très mal à la voie du rail, pourtant la meilleure.  D'ailleurs chez les exploitants de ces lignes routières déjà il y a des faillites. C'est le signe d'un projet mal ficelé,  juste fait pour concurrencer le Service Public, bête noire des néolibéraux.
Le pire. Celui qui s'applique à tuer un autre service qui tournait bien, les taxis, avec des précaires esclaves d'une entreprise californienne qui s'accapare les bénéfices, UBER. Il compte d'ailleurs bien UBERiser tout ce qui va lui tomber sous la main. Cela signifie précariser encore plus,  beaucoup, beaucoup de personnes déjà en situation fragile.
Le pire. Nul doute que le même réussira encore à "délocaliser" d'autres industries françaises intéressantes pour les fonds d'investissement en formes de hyènes.
Dans cinq ans, notre pays déjà fragile sera un désert de friches industrielles comparables à ce qu'on connaît déjà du côté de Roubaix-Tourcoing. Merci, merci, merci à ceux qui ont voté pour lui.
Nul doute que des coupes sombres se produiront également chez les fonctionnaires, en particulier les hospitaliers déjà au bord du gouffre, les enseignants pris entre le marteau d'enfants hystérisés par les objets communicants comme les tablettes ou téléphones (cela a été prouvé, des témoignages terribles ont été proférés) et l'enclume de contraintes administratives toujours plus stupides, dangereuses et tatillonnes.
Allons-nous assister à un enfoncement encore plus profond dans un autisme aboutissant à un néant des relations humaines, à une indifférence digne de la psychiatrie, à une paupérisation galopante et perversement placide ?
Au contraire, y aura-t-il une étincelle qui soudain réveillera les zombies ? Intelligemment orienté, cela pourrait rendre la situation brutalement intenable pour l'Establishment, si ses assises basées sur le PROFIT s'effondraient. On peut rêver.
On DOIT rêver. Mais justement, le fait d'avoir choisi le pire aura peut-être été la meilleure idée depuis trente ans.  Le Grand Capital peut se tromper, lui aussi. En vouloir trop peut faire basculer la pompe à profit dans son propre jus. L'espoir peut venir de là. Qui saura porter cet espoir ? Car souvent il suffit d'une personne qui ait les bons mots au bon moment, au bon endroit.


Sous l’Casque d’Erby


dimanche 23 avril 2017

Hamsters dans le brouillard

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C'est à la demande d'Odile, lectrice et commentatrice de Cailloux, que je reprogramme ce billet qui date de 2013, parce que, dit-elle, il colle parfaitement à ce que nous vivons aujourd'hui. Merci à elle d'être cette lectrice attentive que je me réjouis de compter parmi nous. J'y laisse, à dessein, les commentaires publiés à l'époque de sa parution. Le recul apporte parfois un éclairage surprenant.

Il y a des choses qui font bondir, qui font gémir, qui font vomir. Des choses impartageables, bien que communes.
Au premier abord tout est clair. Le ciel s'ouvre sur une nouvelle toile, celle du jour naissant. Elle est tissée dans la meilleure étoffe. Je suis content, puisque, malgré tout, je suis vivant, peu importe la position dans laquelle je respire, puisque je respire. Puisque je suis vivant !
A cette heure, bien que conscient, j'ignore de quoi je suis fait, mais je pense être l'ombre d'un nuage en devenir. Je suis une virgule entièrement dépendante du hasard, assez fière d'être ce qu'elle est au milieu de sa dépendance, de sa croyance, de sa drogue, de son néant. Suffit d'y croire, puisque c'est ainsi.
Nous nous éveillons à la vie, contents, heureux, pupilles ouvertes sur l'idée que tout va bien, puisque tout va mal et que cela ne peut être que pire, donc aussi bien que quand ça va mal !
Le jour se lève et une onde sauvage enveloppe le cure-dent que je suis dans une mer mythologique grouillant de bêtes malfaisantes, les ténèbres allumant des brasiers rien que pour recadrer l'imbécile que je demeure malgré tout.
A l'instant un miroir se brise. Ses particules font ondoyer des reflets dans l'obscur refrain de mes peurs. Je tremble. J'ai froid. Comme si,  réveillée par la réalité, la brutalité du monde enfonçait sa dague dans mon cœur. Une lame froide, impitoyable, obscène.
Comme le suggère la photo d'illustration, je ne suis rien, rien qu'une minuscule petite bête prise au piège de « la roue du hamster » ! 
Le masque de Guy Fawkes, derrière lequel se cachent des milliers d'anonymus en guerre contre la dérive totalitaire du modèle capitaliste, fabriqué à des centaines de milliers d'exemplaires par des esclaves en Asie ! Le paradoxe est suffisamment effrayant pour qu'il se passe de commentaires...  Même à genoux nous refusons de voir que nous vivons prosternés !
Tout va bien, puisque tout est clair comme le jour : l'argent, le pouvoir, le sexe... et la drogue gouvernent irrémédiablement le monde !



La vie scintille sous les néons
Un chien dégueule son mystère
Sur les draps d'un souvenir abscons
Un son convulsif s'oblitère
Tandis que nuit et jour désespèrent

Sur le sujet :


Sous l'casque d'Erby


Fume !... C'est de l'hertzienne !...

jeudi 20 avril 2017

Dernière ligne droite

ERBY
La fièvre monte en Hexagonie. Le thermomètre affiche des alertes inquiétantes et prévoit des comas prolongés. Guinguette et Rock and Roll. Jazz manouche et Mala Vida sont au programme. Bref, on se la pète trash pour finir Barbara Cartland.
Tout le monde se détend. On dilate le zygo, gueule caressée par le vent qui fait du vent avec le vent. Contents, mécontents, le ruban pavoise au-dessus de nos têtes, dessine des planètes, balance des mystères, tape des belotes improbables chez les fabricants de casseroles.
J moins quatre. Pipés ou pas, les dés sont jetés. On palabre. On crie à la triche. On menace. On dégaine. On tire. Beaucoup de dommages et un tas d’intérêts dans la haute. Mais on ne rembourse personne. Que voyons-nous ? Misère ! Rien que de la misère. Et des bateleurs misérables !
Mais pourquoi fallait-il que ça tombe sur moi ? Parole, si je suis témoin, c'est à mon corps défendant. Je n'ai rien demandé à personne... Si seulement je m'étais trouvé là où l'on me l'avait sagement recommandé ! Non, monsieur l'agent, ce n'est pas juste !... Pour vous donner une idée, j'irai même voter à la prochaine élection... J'ai le sens civique, moi !... Mais surtout une grosse pétoche devant l’incertitude !
Circulez, il n'y a rien à voir !... Pardonnez, mais les gens qui n'ont rien vu ont toujours quelque chose à voir, non ? Nom, prénom, âge, qualité... Et parce que c'est vous, vous êtes quitte pour le visionnage en boucle d’un cours d’éducation civique. A quoi vous a servi l’école ?...
Le voisinage ?... Ne vous inquiétez pas, les médias s'en occupent... Ils vous trouvent une arme au numéro de série parfaitement lisible tout au fond du Triangle des Bermudes en moins de temps qu'il ne faut pour ravaler une glaire !
Pour le reste... Quel reste ?... Si j’ai des restes à déclarer ?... C'est le moment, mon gars, parce qu'après, c'est du surplus. Nuit blanche, c'est à la tête du client… A prendre ou à laisser... A votre place, je réfléchirai à deux fois... N'avez vraiment rien à déclarer ?... Même pas un léger ras-le-bol ?... Êtes-vous sûr que parmi vos voisins de palier il n’y a pas quelques fraudeurs sociaux ?... Un arabe recalé ?... Un complotiste new age ?... Un vendeur de cannabis ?... Un chaveziste pro-castriste ?... Des lanceurs d’alerte colportant des fausses nouvelles ?... Des travailleurs au noir ?... Une filière djihadiste dans vos relations ?...
Profitez-en, c’est élection. Tout s’achète. Tout se vend. A commencer par votre paix citoyenne. Il suffit d’y mettre le prix !...

Sous l’Casque d’Erby



lundi 17 avril 2017

Sonnez trompettes, y a des âmes à vendre

Erby
Dans quelques jours le résultat du premier tour de la présidentielle tombera des urnes avant de continuer sa course effrénée dans un final haletant. C’est la dernière danse, avant la suivante…
Du brodé main que c’est dentelle sur la peau… C’est le baiser de l’Âne et son coup du sabot ! Être chèvre n’est pas un état mais une condition ! Les gens « intelligents » l’ont compris. Ils le sont tellement !
Sur la planète des élections permanentes, c’est la grosse pagnolade dans les oueds. La Nation est au pas… de marche ! Marchons, marchons, marchons ! Vers cet horizon qui se dérobe à mesure que l’on croit l’atteindre.
Goupil et corbeau sont au coude à coude pour le morceau de frometon ! L’un est perché, l’autre pas. Y a du miam-miam dans ce jeu de dupes. Qui n’a pas entendu celle-là, de berceuse, l’entendra ! Qui ne l’a pas lue, la lira ! Qui ne l’a pas encore mangée la digérera !
Vive l’Anarchie, le contraire du bordel perpétuel du Bien et du Mal que les dieux de l’argent, de la brique et de l’ardoise, nous proposent en guise de bonheur pour, de la primaire à la fin de vie, faire passer des AVC à répétitions pour des vrais sauvetages sanitaires ! Le méchant bug encéphalique que voilà !
Même si tu perds la boule, le corps électoral criera unanimement au miracle ! Et nous applaudirons, comme il est séant de ce faire quand le pieu est enfoncé comme pied de vigne dans le sol méridional !
C’est la surenchère. A qui aura le premier et le dernier mot, alors que ce dernier n’est pas encore écrit. A qui aura l’heureuse satisfaction d’avoir raison et de le claironner, quoi qu’il en coûte. Nul doute là-dessous !
Le pouvoir à la rue, la rue au pouvoir et le tout à la rue ! Bel exemple d’exemplarité !
A qui le tour ?...

Sous l’Casque d’Erby



Everyone's dream

Everyone's sleep