lundi 30 janvier 2017

Par Hamon et par veaux !

ERBY - No comment !...
Contre toute attente Saint Benoît Hamon de la Rade de Brest – il est breton, ce diable d’homme – a botté les fesses à Manolo Valls pour se retrouver en haut de l’affiche afin de disputer le match de sa vie à l’occasion de l’orgie présidentielle dans trois petits mois.
Il doit se frotter le mandrin sous la bure le Saint Benoît d’avoir réussi à faire fermer le clapet au roquet catalan ! D’ici là, il devra faire fissa pour recomposer une famille politique disloquée pour la rendre présentable aux yeux d’un corps électoral tout aussi disloqué, avant de s’attaquer à ce qui semble être un chantier galère : réunir sous un même chapiteau toutes les composantes de la gauche. Pour cela, il va falloir qu’il benne de l’eau dans le picrate solférinien. Il peut d’ores et déjà compter sur le soutien sans faille de Martine Aubry, Jean-Marc Ayrault, Ségolène Royal et peut-être même Jadot le vert… Gast ! Si avec ça, le gars Hamon ne met pas l’oligarchie au pas, c’est à se cogner le melon sur le premier bloc de granit venu !   
Sans chercher à minorer la victoire éclatante du brestois, force est de constater que monsieur 49-3 a tout fait pendant de longues et pénibles années pour lui faciliter la tâche.
Quoi qu’il en soit, fort de cette victoire, les instituts de sondages le créditent d’ores et déjà de 15% d’intentions de vote, devant Méluche, 10%, mais derrière Fillon, Macron et la Marine, peu importe l’ordre d’arrivée. Quand on sait ce que ces projections sondagères ont donné aux Amériques et en Angleterre avec le Brexit, le pire n’est jamais loin.

Sous l’Casque d’Erby



13 commentaires:

  1. Le bonjour aux caillardeuses et aux caillouteux. A chaque jour suffit sa pitance !

    RépondreSupprimer
  2. Pitance que tu dis, glock ibère des bords de Manche.... je trouve que ces gens-là monsieur sont aussi clairs que les boues rouges de boxe-it à Gardanne. Et leur pitance assaille les fins naseaux comme...

    ...« Une Charogne »

    Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
    Ce beau matin d'été si doux :
    Au détour d'un sentier une charogne infâme
    Sur un lit semé de cailloux,
       
    Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
    Brûlante et suant les poisons,
    Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
    Son ventre plein d'exhalaisons.
       
     Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
    Comme afin de la cuire à point,
    Et de rendre au centuple à la grande Nature
    Tout ce qu'ensemble elle avait joint.
           
    Et le ciel regardait la carcasse superbe
    Comme une fleur, s'épanouir ;
    — La puanteur était si forte que sur l'herbe
    Vous crûtes vous évanouir ; —
       
    Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
    D'où sortaient de noirs bataillons
    De larves qui coulaient comme un épais liquide
    Le long de ces vivants haillons.
          
    Tout cela descendait, montait comme une vague,
    Où s'élançait en pétillant ;
    On eut dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
    Vivait en se multipliant.
       
    Et ce monde rendait une étrange musique
    Comme l'eau courante et le vent,
    Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
    Agite et tourne dans son van.
       
     Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
    Une ébauche lente à venir,
    Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
    Seulement par le souvenir.
           
    Derrière les rochers une chienne inquiète
    Nous regardait d'un œil fâché,
    Épiant le moment de reprendre au squelette
    Le morceau qu'elle avait lâché.
       
    — Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
    A cette horrible infection,
    Étoile de mes yeux, soleil de ma nature,
    Vous, mon ange et ma passion !
       
    Oui, telle vous serez, ô la reine des grâces,
    Après les derniers sacrements,
    Quand vous irez sous l'herbe et les floraisons grasses
    Moisir parmi les ossements.
       
    Alors, ô ma beauté, dites à la vermine
    Qui vous mangera de baisers
    Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
    De mes amours décomposés !

    Baudelaire

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Salut J.-C. ! Si même Baudelaire s'y met !...

      Supprimer
  3. J'adore tes parodies de Tintin...et tes expressions à l'emporte pièce, genre le mandrin sous la bure... :-) muaha ! très visuel !
    Hamonbofils rêve sans doute d'être pharaon...
    Mais c'est pas gagné...
    ¸¸.•*¨*• ☆

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les parodies de Tintin c'est le grand chef Crobardier, le César des petits noirs. Pour ce qui est du reste, ma foi, j'en assume le délire, tout fier !

      Supprimer
    2. Fier, oui, mais pas fier-à-bras. La bise et merci de vos visites à toutes et à tous.

      Supprimer
  4. J'ai bien ri.
    Le Hamon va devoir mettre de l'eau dans son rosé. Pas certain que la clientèle afflue en masse.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il vient d'avoir un autre soutien révolutionnaire de taille : Bernard Cazeneuve ! A genoux, les manants !

      Supprimer
    2. Salut Rodo-z-et les zôtres ! On rigole bien, dès le matin.

      Supprimer
    3. Faut dire, Jean-Claude, qu'ils en mettent le paquet. C'est le propre du rire... Jaune !

      Supprimer
    4. Un rire jaune n'est pas propre : regarde les slips !

      Supprimer
  5. que ce soit la le ou les politiques, ça me fout des angoisses nauséeuses... Peux plus rien avaler.

    RépondreSupprimer